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Foire aux questions (FAQ)

Réponses aux questions et arguments fréquemment entendus ou lus concernant le projet de centrale hydroélectrique de la rivière Magpie.

Certaines réponses aux arguments présentés se trouvent dans des documents déposés sur le site internet du BAPE ou dans les transcriptions des audiences publiques. Le cas échéant, les références sont données en fin de réponses.

 

 

  • A1 – Avant la construction du barrage actuel, le saumon remontait jusqu’à la troisième chute de la rivière, soit à plus de 6 km en amont du barrage.

    R1 – Selon les anciens Innus de la communauté de Mingan représentés par M. Mitchel, il n’y a jamais eu de saumon en amont du site de la première chute où se trouve la barrage actuel, même avant la construction de celui-ci. Réf. Transcript. BAPE DT2, pages 9 et 10.


  • A2 – Parcs Canada a un projet de Parc fédéral sur le bassin de la rivière Magpie.

    R2 – Selon M. Laurent Tremblay, directeur exécutif pour Parcs Canada au Québec, il n’y a pas de projet de parc fédéral sur la rivière Magpie. Réf. Transcrip. BAPE DT2, page 59.


  • A3 – Le projet de barrage va détruire les attraits de la rivière pour tous les amateurs de canoé-kayak et de rafting.

    R3 – Le projet est situé à l’emplacement du barrage actuel. Même si le barrage en projet sera plus élevé et relèvera le niveau d’eau à l’amont, il ne touchera que 2 km de la rivière qui s’étend sur plus de 280 km de long. Le relèvement du niveau n’empêchera pas les plaisanciers de pratiquer leur sport et même améliorera sa pratique aux abords du projet ainsi que l’a souligné un représentant du Gouvernement au cours des audiences du BAPE notamment par la construction d’une rampe de mise à l’eau ainsi que de sentiers. Réf. Document Transports Canada DQ2.1


  • A4 – La deuxième chute, parmi les plus belles de la rivière disparaîtra.

    R4 – Selon le Maire de Rivière St-Jean (Magpie), le rafting s’est toujours arrêté en amont de la troisième chute. Par conséquent, la deuxième chute n’est pas utilisée. Cependant celle-ci ne sera que partiellement ennoyée et pourra être utilisée dans le futur puisqu’il sera possible de sortir près du barrage grâce à une rampe de mise à l’eau qui sera construire à cet effet. Réf. Transcrip. BAPE DT1, pages 28 et 29.


  • A5 - M. Eric Hertz de Earth River prétend qu’il pourrait y avoir jusqu’à 10 000 touristes qui pourraient venir chaque année dévaler ses rapides et stimuler l’économie locale.

    R5 – D’après le site internet de Earth River, depuis 15 ans il y a eu moins de 300 personnes qui ont descendu la rivière soit moins de 20 personnes par année. Dans son programme pour 2004, Earth River prévoit une seule descente pour 12 personnes au mois d’août et une seule descente pour août 2005 pour probablement une autre douzaine de personnes.

    Toujours selon le site de Earth River, il en coûte 1 900,00 $US à partir de Sept-Iles pour la descente d’une semaine auxquels il faut ajouter $800,00 à $1 000,00 CAN pour faire le voyage de Montréal ou de New York jusqu’à Sept-Iles. Soit un total de 3 300,00 SCAN à 3 500,00$CAN au total par personne pour l’activité. Le coût de l’expédition limite la clientèle potentielle pour ce genre d’activité.

    De plus, M. Hertz a avoué lui-même que ces expéditions n’avaient aucune retombée locale. Réf. Transcript BAPE DT6, page 78.

    Il faut également considérer l’éloignement du site par rapport aux grands centres et surtout les conditions hydrologiques et météorologiques qui limiteront toujours la durée de la saison de pratique de ce sport. La rivière se situe à 1200 km de Montréal; ne possède actuellement pratiquement aucun chemin d’accès. Les deux seules voies d’accès sont le train qui peut déposer les participants au km 278 de la rivière appelé Eric (3 semaines de descente jusqu’au fleuve) ou l’hydravion. De l’aveu même de Earth River, il n’est pratiquement pas possible de descendre la rivière en dehors du mois d’août. En effet, de novembre à fin mai, la glace recouvre la plus grande partie du parcours et l’eau est à presque 0 degré; en juin et juillet il y a trop d’eau et donc il y a danger et en septembre et octobre la température devient trop basse.

    De plus, les participants sont amenés sur la rivière par hydravion à raison de 4 passagers, plus le matériel par vol. Cela représente 2500 vols aller-retour pour déposer les voyageurs et autant pour les reprendre soit 5000 vols pour les 30 jours d’activité. Cela représente plus de 160 vols par jours ce qui se compare aux nombre de mouvements d’avions de l’aéroport de Dorval!

    Il semble donc impensable que la participation puisse dépasser de beaucoup le niveau actuel soit au maximum 20 personnes par année. On peut également se demander si il est réaliste de créer une industrie touristique permanente avec un seul mois d’activité par année?


  • A6 – Le projet Magpie est injustifié au plan énergétique. Réf. :Mémoire de Fondation Rivière.

    R6 – Les prévisions actuelles d’Hydro-Québec font état d’une croissance de la demande en énergie pour 2012 supérieure de 20,3 TWh (millions de kWh) à la demande d’aujourd’hui. C’est-à-dire dans 8 ans. Cette demande sera comblée en partie par l’efficacité énergétique dont le potentiel maximal est de 8TWh et le reste par des projets en cours de développement dont le projet Magpie. Celui-ci étant de coût inférieur à la plupart des projets d’Hydro-Québec, il doit être privilégié. D’ailleurs, le projet Magpie est inclus dans le plan stratégique d’Hydro-Québec.


  • A7 – Le projet inondera un grand territoire.

    R7 – L’inondation sera de 10 ha (0,1 km2 à comparer avec les 7600 km2 du bassin de la rivière)


  • A8 – Hydro-Québec fait des gros projets et n’a pas besoin de petits projets comme Magpie. Réf. :Mémoire du Syndicat d’Hydro-Québec SCFP.

    R8 – Hydro-Québec fait aussi des projets de taille comparable au projet Magpie, par exemple :

    • La centrale Mercier au barrage Baskatong de 50,1 MW;
    • La centrale Chute Allard de 70 MW
    • La centrale Rapides des Cœurs de 80 MW.

    La construction de ces trois projets est prévue au cours des prochaines années. Hydro-Québec a ré-habilité récemment la centrale des Sept-Chute de 18 MW près de Québec ainsi que la centrale Chute Bell de 10MW sur la rivière Rouge.


  • A9 – Il n’est pas rentable pour la société de confier ces projets à l’entreprise privée.

    R9 – Le projet Magpie était l’un des trois projets octroyés à la suite d’un appel d’offres organisé par le MRN et H-Q en 2002. Le prix moyen de l’énergie proposée par ces trois projets était de 4,3 c/kWh. Si l’on ajoute le coût du transport de 1,0 c/kWh cela fait un coût total de 5,3 c/kWh. Ce coût est à comparer aux projets actuellement en cours de réalisation par H-Q, soient :

    Toulnoustouc 3,56 c/kWh Hydro
    Mercier 4,57 c/kWh Hydro
    Eastmain-1 6,71 c/kWh Hydro
    Péribonka 5,49 c/kWh Hydro
    Rapides-des-Coeurs 7,52 c/kWh Hydro
    Complexe Romaine 8,1 c/kWh Hydro
    Suroît 6,6 c/kWh Thermique
    1000MW éolien 10 c/kWh Éolien
    Offre court terme 7,8 c/kWh Divers
    Bi-énergie 7,9 c/kWh Divers

    Références:
    Demande R-3526-2004 Régie de l’énergie ; HQP-3, Document 1
    Transcript. BAPE DT6, page 84
    Communiqué de Presse d’H-Q du 18 juin 2004


  • A10 – Le promoteur du projet a forcé la MRC en lui offrant une participation financière et des redevances.

    R10 – Le MRN a demandé aux MRC sur le territoire desquelles se trouvaient les projets sélectionnés, de donner leur accord pour qu’ils soient proposés par appel d’offres à des promoteurs. La MRC de Minganie a donné son accord mais assorti d’un certain nombre de demandes dont : une participation financière au projet, une redevance annuelle ainsi que le versement d’un fonds de développement. Ces demandes ont été entérinées dans une résolution de la MRC en 2002. Hydroméga a présenté sa soumission afin de satisfaire à ces demandes et cette soumission a été retenue par le MRN et H-Q.

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